La Champagne viticole
couvre actuellement près de 34 000 hectares soit 3,4 % de la superficie du vignoble français.
Le vignoble est réparti sur 4 grandes zones : la Montagne de Reims, la Vallée de la Marne,
la Côte des blancs et la Côte des Bar. Très morcelé, le vignoble compte près de
276000 parcelles dont la superficie moyenne ne dépasse pas 13 ares.
Historiquement, la dénomination "Grand Cru" est réservée à 17 villages tandis que 44 villages se partagent la dénomination "Premier Cru". Les
trois composantes majeures du terroir champenois – climat, sol et sous-sol, relief - créent une une mosaïque de
micro-terroirs aux caractéristiques uniques dont le savoir faire des vignerons champenois tire le meilleur parti.
Pour mériter l’appellation Champagne, les vins doivent provenir exclusivement de ce vignoble et être transformés
sur place, à l’intérieur de la région champenoise. On retrouve ainsi côte à côte quinze mille exploitants viticoles,
cent cinquante coopératives et plus de trois cents négociants.
Les vignerons possédent en moyenne 2 hectares. Ils vendent une grande partie de leur récolte
en raisin dès la vendange.
Les négociants ou Maisons de Champagne possèdent seulement 10 % du vignoble mais
expédient sous leurs marques les deux tiers de la production annuelle, assurant l’essentiel des exportations. Elles
achètent une grande partie des raisins et conduisent le vin du pressoir à la bouteille terminée.
Les récoltants expéditeurs qui vendent leur propre Champagne et les coopératives
expédient le tiers de la production totale, en France principalement.
La culture du vignoble champenois est coûteuse et rendue aléatoire par le climat. La véritable vocation du vin produit est d’être rendu mousseux. En dehors d’un marché restreint de vins "tranquilles" désignés sous l’appellation contrôlée Coteaux champenois, aucun débouché de remplacement rentable ne semble possible.